La COP 24 et le rôle des parlementaires contre le changement climatique et pour le désarmement nucléaire

COP 24

La conférence des Nations Unies sur le changement climatique a eu lieu à Katowice, Pologne.

Cela a été l’occasion pour le PNND de faire lien entre le désarmement nucléaire et la protection de l’environnement. Le PNND a aussi participé au meeting des parlementaires de l’UIP et au lancement du Global Renewables Congress (Congrès mondial des énergies renouvelables).

Des gouvernements, des élus, des experts en matière d’environnement, des dirigeants d’entreprise et des décideurs se sont réunis à Katowice, Pologne, pour la 24 conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Des membres des Parlementaires pour la Non-prolifération et le désarmement nucléaire (PNND) ont participé à la COP 24 à titre individuel et en tant que représentants de l’action du PNND en matière de changement climatique.

Ci-dessous vous trouverez la déclaration émise par Alyn Ware au cours de la réunion parlementaire organisée par l’Union Interparlementaire à l'occasion de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.  

Claudia Roth, membre du PNND, préside la première session de la réunion de l’UIP à la COP24.

Les membres du PNND ont aussi participé au lancement, le 11 décembre, du Global Renewables Congress (Congrès mondial des énergies renouvelables), un réseau de décideurs (ou anciens décideurs) politiques qui vise à faire émerger une volonté politique claire pour lutter contre le changement climatique et promeut des mesures politiques ponctuelles pour remplacer les énergies fossiles avec des énergies 100% renouvelables.

La COP 24 et le rôle des parlementaires dans la lutte contre le changement climatique et pour le désarmement nucléaire

Commentaires de Alyn Ware, coordinateur global du PNND, à l’attention des parlementaires réunis à la COP24.

Je parle au nom des Parlementaires pour la Non-prolifération le désarmement nucléaire, un réseau mondial d’élus engagés dans la prévention de l’emploi des armes nucléaires – qu’il soit causé par des accidents, des erreurs des calculs ou volontaire – et pour l’établissement d’un monde sans armes nucléaires, pacifique et en sécurité.

Les armes nucléaires et le changement climatique sont les deux plus grands dangers qui menacent la survie de l’humanité, de la civilisation et de notre planète. Pour cela, au mois de janvier de cette année, le Bulletin of Atomic Scientist a placé les aiguilles du légendaire Horloge de la fin du monde deux minutes avant minuit. On doit cette décision justement aux menaces nucléaires et au changement climatique.

Ces deux menaces peuvent être éliminées, et un monde durable et en sécurité peut voir le jour, à condition qu’il y ait une volonté politique suffisante pour aller au-delà de l’inertie institutionnelle et des intérêts privés du secteur financier, qui visent à protéger le status quo.

En ce qui concerne le changement climatique, ces intérêts privés sont principalement représentés par l’industrie des énergies fossiles.

En ce qui concerne les armes nucléaires, ces intérêts privés sont représentés par les industries d’armes nucléaires, une poignée de compagnies qui au total gagne plus de 100 milliards de dollars par an grâce à ce commerce. Ces compagnies sont à l’origine d’un lobbying puissant qui vise à perpétuer la course aux armements nucléaires.

Les parlementaires sont essentiels à la construction d’une volonté politique et à l’adoption de mesures politiques spécifiques, y compris financières, pour assurer que les placements financiers actuellement dédiés aux armes nucléaires soient réinvestis et financent les objectifs de développement durable (SDG) ; et pour remplacer les énergies fossiles par des énergies 100% renouvelables, dans le but de contraire le changement climatique.

Pour cette raison, nous saluons les initiatives qui peuvent aider les parlementaires à mener ce rôle de manière effective au sein de leurs pays respectifs. En particulier, nous tenons à nous féliciter de la mise en place, en cette fin de semaine, du Global Renewables Congress, un réseau international d’élus qui bénéficie du soutien du Conseil pour l’avenir du monde et qui est présidé par Barbel Hohn, ancien député du Bundestag allemand. Nous encourageons les parlementaires à rejoindre ce nouveau réseau et en faire une utilisation vertueuse.

Nous encourageons aussi les parlementaires en priorité à mettre un terme aux investissements actuellement en cours dans l’industrie des énergies fossiles – des investissement qui ont été établis pour assurer un ravitaillement d’énergétique continu- et à se tourner plutôt vers les énergies renouvelables, qui auraient aujourd’hui la capacité de combler nos demandes énergétiques si elles étaient suffisamment développées. Cela inclurait, par exemple, la suppression des subventions et le désinvestissement de fonds publics (tels que les fonds souverains et les fonds de pension) des industries des combustibles fossiles et des armes nucléaires.

Un certain nombre de gouvernements – y compris le Lichtenstein, la Norvège, la Nouvelle Zélande, et la Suisse- ont adopté des mesures pour mettre un terme aux investissements dans l’industrie nucléaire, et ces mesures n’ont pas eu des répercussions négatives sur la performance financière des fonds. Des désinvestissements publics similaires en matière d’industrie fossile, associés à un réinvestissement dans les énergies renouvelables contribuerait significativement à l’accélération de la transition énergétique et à l’accomplissement des objectifs de l’accord de Paris.

Merci.